III. Les solutions pour l'avenir

Publié le par tpe-pesticides.over-blog.com

    Existe-t-il des solutions pour l'avenir ?

 Vous pouvez donc constater que les pesticides sont un problème pour l'environnement. Nous présenterons   donc quelques solutions pour éviter leur usage.  

Premièrement, il existe les OGM  (ou Organisme génétiquement modifiés):

      

Ce sont des organismes vivants dont on a modifié le patrimoine génétique pour leur attribuer des propriétés que la nature ne leur à pas accordées. Selon les définitions, ces modifications sont issues du génie génétique. La transgénèse permet l'insertion d'un ou plusieurs gènes dans le génome d'un organisme.  Ils ont été présentés au monde, en 1972, comme étant des plantes qui pourraient résoudre le problème de pollution causé par les pesticides. Mais permettent-ils vraiment de réduire l'utilisation de pesticides ? 

En réalité, on modifie une plante pour la rendre résistante à un herbicide ou pour qu'elle produise elle même un insecticide en continu. Cela permet alors de se servir d'herbicides sans inquiétude de tuer les plantes, et d'éviter l'utilisation d'insecticides car les plantes le sécrètent elles-même. On pourrait même affirmer que la culture des OGM fait augmenter la culture des pesticides. Ils représentent alors un danger pour l'environnement. Ce qui apparaît alors comme un progrès pour la planète, peut révéler de nombreux risques.

Cultures transgéniques testées sur la période 1987/2000

 

Dans les pays industrialisés

Dans les pays moins avancés

Tolérance aux herbicides

29%

37%

Résistance aux insectes

19%

29%

Qualité du produit

16%

6%

Gènes ajoutés

12%

10%

Résistance aux virus

8%

10%

Propriétés agronomiques (rendement, tolérance à la sécheresse, etc..)

5%

1%

Résistances aux Champignons/ bactéries

5%

3%

 

Deuxièmement, il existe l'Agriculture Durable

Depuis plus de 20 ans, des groupes de paysans tentent d'expérimenter une agriculture plus autonome mais productive : En effet, ils achètent moins d'engrais, moins de pesticides et moins d'aliments pour le bétail. L'agriculture Durable est l'application à l'agriculture des principes du développement durable. Elle intègre donc trois piliers principaux : la rentabilité économique, le bien-être social, et surtout le respect de l'équilibre écologique.

Schéma des 3 piliers de l'agriculture durable

 Il s'agit alors d'une production qui vise à assurer une production durable de nourriture, de bois et de fibres tout en respectant les limites écologiques, économiques et sociales. C'est ce qui assure la maintenance de cette production dans le temps. Cette agriculture s'appuie sur la diversité des pratiques agricoles, une faible consommation d'eau, d'énergie et de pesticides, ainsi que la protections des écosystèmes. Ces principes sont basés sur le fait que les ressources naturelles ne sont pas infinies et qu'elles doivent être utilisées de façon judicieuses.

L'agriculture durable vise l'utilisation des ressources naturelle locales comme des ennemis naturels pour les ravageurs, à limiter la contribution du secteur à effet de serre et à réduire la production de déchets non réutilisés. Elle utilise des techniques limitant l'érosion et la dégradation des sols. Elle ne porte pas atteinte à l'intégrité des êtres vivants car elle limite l'usage de pesticides. Elle réduirait la pollution de l'eau, de l'air et du sol.

Concrètement, l'agriculture durable est présentée comme la seule solution qui pourrait garantir une nourriture accessible à tous, tout en protégeant l'environnement. 


Troisièmement, il y a l'Agriculture Biologique :

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L'agriculture biologique est celle qui offre aujourd'hui les meilleures garanties en matière de protection contre les pesticides de synthèse. C'est un système de production agricole qui interdit tout utilisation d'engrais chimique , de pesticides et d'OGM. Défini depuis 1920, cette agriculture est organisé à l'échelle mondiale depuis 1972. Dans le monde, environ 31 millions d'hectares étaient consacrés à l'agriculture biologique en 2007. Elle s'est équipé d'un cahier des charges très strict dans lequel, ne sont autorisés que des substances d'origine minérale comme le soufre ou le cuivre, et d'origine végétale comme certains insecticides ou des algues calcaires (riches en oligo-éléments) qui aident à la résistance naturelle des plantes. De plus, toutes ses obligations sont vérifiées par des analyses de sols et de produits réalisés aux frais des exploitants.  Ces analyses ne font qu'exceptionnellement apparaître la présence de résidus infimes de pesticides. Ainsi, une étude réalisée par l'INRA cherchant à comparer les degrés de  contamination par différents résidus toxiques des produits de l'agriculture biologique est sans appel: Aucun des résidus recherché n'a été retrouvé dans les produits issus de cette agriculture !

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cla 05/01/2015 21:30

je voudrais juste vous faire remarquer que le cuivre et le soufre sont des pesticides naturels, donc utilisés en agriculture biologique, mais le cuivre, meme si tres peu toxique pour la plupart des mammifères et les oiseaux, reste très nocif pour le milieu aquatique, et la dioxine de soufre (SO2) peut provoquer des réactions allergiques.
attention à ne pas confondre naturel et sain.
bien cordialement